portrait
Jonction (Editions Leduc)
Ecrite en 1999 à la demande de Philippe Portejoie, l’œuvre a été créée à Marseille la même année par le duo Philippe Portejoie et Frédérique Lagarde. L’idée de jonction est en corollaire avec celle de métissage. Elle est à la clef d’une dynamique essentielle dans les mouvements de l’humanité actuellement. A l’instar des confrontations sociales et économiques, les cultures devront jongler entre leurs identités affirmées et leur aptitude à l’ouverture et au croisement. Présentement, ce jeu se situe entre un saxophone et un piano, deux mémoires instrumentales fort différentes où les hiérarchies habituelles ont été abolies (le piano n’a pas un simple rôle d’accompagnement). Cette égalisation acceptée, ces deux instruments sont tentés d’établir des liens de continuité, soit par le timbre, soit par une intrication très forte dans leur jeu. L’attitude primitiviste où l’on interroge les origines de ces instruments est renforcée par un jeu rythmique de type additionnel rappelant les rythmiques composées de l’Europe de l’Est ou de l’Afrique du Nord... un retour à certaines sources où le contemporain se mélange à sa préhistoire.

This piece has been writen in 1999 for Philippe Portejoie and was performed by the Philippe Portejoie – Frédérique Lagarde Duet the same year in Marseille.
Here, the idea of “junction” is linked to the cultural crossing of humanity. As in social and economic domains, the different cultures have to face each other, exchange and mix. The differences between human cultures are personalized by the differences between the piano and the saxophone, as their usual hierarchy is abolished : the piano is no more an accompanist. As a sign of this new equality, each instrument continue the performance of the other one, in the tone or in the playing. The additional rythms, in memory of some Eastern Europe or Northern Africa’s rythms, is like a continuity from prehistory to contemporary music.