portrait
François-Adrien BOÏELDIEU (Rouen,1775-Jarcy 1834)
Sonate pour clarinette et piano (v.1795)

Contemporain français de Beethoven mais fils spirituel de Grétry et dernier représentant attardé de l’opéra-comique français du XVIIIème siècle, Boïeldieu eut pour premier maître Charles Broche, l’organiste de la cathédrale de Rouen sa ville natale.
De 1802 à 1810, il séjourna en Russie comme compositeur de la cour à Saint-Pétersbourg. Auparavant il avait enseigné depuis 1798 le pianoforte au Conservatoire de Paris où, succédant à Méhul, il sera pendant douze ans, de 1817 à 1829, professeur de composition avec parmi ses élèves Adam, Fétis et Zimmermann. Ses opéras-comiques auront fait les beaux soirs de l’Empire et de la Restauration, avant tout La Dame Blanche (1825), oeuvre capitale du romantisme français demeurée jusqu’à nos jours à l’affiche. A l’orée de sa carrière, Boïeldieu avait signé des pièces instrumentales et concertantes auxquelles s’ajoute cette Sonate pour clarinette et piano datant probablement de la même période et publiée pour la première fois en 1954 par Joseph Wojciechowski d’après le manuscrit conservé à la bibliothèque de Marburg. Cette Sonate sans final ne comporte que deux mouvements, le premier étant un Allegro à deux thèmes de style concertant et le second un thème varié apparenté aux variations juvéniles de Beethoven.

Texte Frédéric ROBERT écrit en collaboration avec Marie-Astrid ARNAL et Thierry BESNARD